Mot du Président

    SATIGUI Koné

    En décidant de la création de l’association que tu diriges, tu prenais déjà date avec l’histoire du développement de la Côte d’Ivoire, notre pays, notre beau pays qui nous appartient à titre égal. Le développement est un processus souvent lent et harassant. Très peu de personnes arrivent à avoir le courage de s’y engager.

L'Alliance Mondiale contre le Changement Climatique (AMCC ou GCCA en anglais), une initiative lancée en 2007 par la Commission Européenne, a pour objectif d'approfondir le dialogue et la coopération en matière de changement climatique entre l'Union européenne et les pays en développement les plus exposés au changement climatique, en particulier les Pays les Moins Avancés (PMA) et les Petits États Insulaires en Développement (PEID). Ces pays sont ceux qui sont les plus touchés par les effets négatifs du changement climatique. Le Projet de l’Alliance Mauritanienne contre le Changement Climatique est financé par le biais de l’Alliance Mondiale contre le Changement Climatique à hauteur de 7,5 millions d’euros. La présente Action AMCC+ est complémentaire aux interventions du premier secteur de concentration du 11ème FED, concernant la sécurité alimentaire et l'agriculture durable; selon une démarche porteuse de valeur ajoutée dans l’intégration du changement climatique au niveau politique et institutionnel, et l’appui à l’élaboration et à la mise en œuvre d’initiatives d’adaptation des systèmes agro-sylvo-pastoraux : agroforesterie, préservation des ressources en eau, protection et restauration des ressources naturelles, production durable. Ceci s’effectuera en lien avec la "Contribution Déterminée Nationale" du pays et le nouveau consensus européen sur le développement durable. La vulnérabilité climatique en Mauritanie pose un problème critique sous plusieurs facettes. Le contexte social reste peu réceptif à la nécessité d’une action spécifique sur le changement climatique, qui pourtant exacerbe la dégradation des ressources naturelles (notamment hydriques et végétales) et contribue à la désertification rapide de son territoire, plus particulièrement dans les wilayas du sud et du centre (Brakna, Assaba, Guidimakha et Gorgol). A cette vulnérabilité s’ajoute une pression anthropique croissante sur le foncier, les écosystèmes et les ressources naturelles, dans les zones rurales mais aussi au niveau urbain. Forte des leçons apprises lors de la première phase, l’AMCC+ se focalisera sur l’intensification de la résilience climatique, avec un souci marqué, d'obtenir des résultats concrets sur le terrain. Il s'agit de soutenir la restauration ou la préservation des écosystèmes et de la biodiversité, une meilleure gestion des ressources en eau, la lutte contre la désertification, la gestion conjointe et la rationalisation de l'utilisation des sols et l’accès au foncier.

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Publié le : 05/03/2018